Kpalimé, 12 juil. - DES PARLEMANTAIRES ONT REVISE LA LEGISLATION REGISSANT LES DROITS ET LA PROTECTION EN MATIERE DU VIH/SIDA
Le réseau des parlementaires togolais pour la population et le développement, des consultants nationaux, des membres des réseaux VIH/SIDA de la commission des lois et des droits de l´Homme à l´Assemblée nationale et des représentants des institutions de lutte contre cette pandémie se sont imprégnés les 6 et 7 juillet à Kpalimé de la teneur et de l´applicabilité de la loi N° 2005-012 du 14 décembre 2005 portant protection des personnes en matière de VIH/SIDA.
C´était au cours d´un atelier organisé par l´Assemblé nationale en collaboration avec le secrétariat permanent du Comité National de Lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS-IST). Il s´est agi d´instruire les élus sur la version améliorée de cette loi en vue d´en faciliter l´adoption à l´hémicycle.
Les parlementaires se sont ainsi mieux familiariser avec les améliorations apportées à la loi et envisagé les rectificatifs nécessaires à y apporter. Ils ont débattu de la discrimination et de la stigmatisation dont sont victimes les malades du SIDA et les porteurs du VIH et évalué la situation épidémiologiques au Togo.
Le secrétaire général de l´Assemblée nationale Kansongue Yambandjoi a souligné que les élus ont le devoir de faire de la lute contre le SIDA un problème de santé publique, car pour lui, cette maladie est actuellement la plus meurtrière en Afrique. Aussi, a-t-il invité ses collègues à faire des apports constructifs, afin que soit dégagé un outil de protection des personnes affectées par ce drame sanitaire.
Le coordinateur national du SP/CNLS-IST, Dr Abi Tchao Tagba a fait remarquer que l´Assemblée nationale, en mettant en place un réseau parlementaire contre le SIDA, exprime son engagement à contribuer à l´atteinte des objectifs de l´accès universel en veillant à la mise en place d´un cadre juridique facilitant l´offre des services de prévention, de traitements, de soins et d´appui.
Le préfet de Kloto, Allagbé Kokou a, de son côté, exhorté les séminaristes à mener des débats de fonds afin de faire émerger des stratégies les plus porteuses pour faire face aux défis liés à la pandémie.